Alfa
Romeo a écrit parmi les pages les plus glorieuses de l’histoire
automobile. De voitures de caractères en succès sportifs, la marque
italienne a nourri les passions les plus folles. Touring, Pininfarina,
Zagato, Bertone, tous les grands génies du design automobile ont apporté
au fil des collaborations une identité stylistique propre à la marque.
Un proverbe arabe dit. Une tradition commence la première fois. Chez
Alfa Roméo, la tradition du coupé a commencé, il y a 50 ans tout
juste. En 1954, le coupé 1900 Sprint et le Giulietta coupé Sprint font
leurs apparitions. Racés et sportifs. En 1968, le fabuleux Giulia coupé
1750 GTV fait sa révolution. Puis l’Alfetta GT en 1974. Salon de Genève
2003. Après les succès de la 156 et de la 147 qui ont remis la légende
Alfa sur les rails, la marque présente le nouveau coupé GT dérivé de
l’Alfa 156. Juché en hauteur, sur les cimaises du salon, ce dernier
se dévoilait alors pour la première fois dans une robe gris métal.
Frissons pour une résurrection en marche !
Design
signé Bertone
C’est
à Nice que nous allons retrouver le coupé GT en ce début d’année
2004, non plus seulement pour l’admirer mais aussi et surtout pour
jauger sa capacité à nous faire vibrer au-delà des pupilles. Retour
sur le physique et premier coup d’oeil. La partie avant ressemble
fortement à la 147. A un détail près, l’illustre calandre apparaît
surdimensionnée. Les deux prises d’air style GTA côtoient les
groupes optiques spécifiques qui pointent au bout d’un capot sillonné
de nervures bien prononcées. Un incontestable air de famille Alfa ou
tout l’art du centre de style de Bertone. De profil, le coupé GT et
son coffre (320 dm³ + trappe à skis) ramassée et orienté vers le
ciel inspire puissance et détermination. A l’arrière, les groupes
optiques tout en finesse rebondissent sur le pare-chocs massivement galbé.
La lunette en forme de goutte d’eau tombe à pic mais réduit considérablement
la visibilité. Quand le design prend le pas sur l’aspect pratique et
la sécurité !
Une
vraie quatre places
On
monte à bord. Dans la lignée de ce qui a été entrepris depuis
quelques années chez Alfa, on note une réelle volonté de qualité.
Les efforts sont visibles. Si l’agencement est quasiment identique à
celui d’une 147, le revêtement de la planche de bord et des panneaux
de portes gagne en revanche en douceur. Le grain est plus fin au
toucher, plus moelleux. Les sièges confortables, au maintien efficace,
sont revêtus du fameux tissu Alfatex. Breveté par Alfa Romeo, l’Alfatex
est constitué d’une microfibre qui limite la transpiration et
renforce l’agrément d’un voyage au long cours. Proposé en noir ou
en gris, l’Alfatex ne sera disponible qu’en finition Distinctive.
Evidemment, le cuir est toujours proposé en finition Sélective.
Courant 2004, la finition « Luxury » sera proposée avec un cuir
pleine-fleur noir ou beige, cousu main et couvrant entièrement le
tableau de bord, les panneaux de portes, le dessous de la planche de
bord. Cuir, quand tu nous tiens ! A l’arrière, l’espace est assez généreux.
Le coupé GT est une vraie quatre places et se situe sur ce point en
bonne place vis-à-vis de la concurrence.
Un
châssis qui encaisse les 240 ch du V6
En
route pour notre essai de deux jours dans la région niçoise. Contact.
Le 3.2 V6 donne de la voix pour commencer. 75 km d’autoroute de Nice
en direction Bordighera en Italie. Sur cette voie rapide, rien à
redire. Vitesse de croisière oblige, le GT est très stable et
silencieux. Seules de légères prises d’air au niveau du pare-brise
viennent perturber ce silence. Notre arrivée à Bordighera n’est pas
des plus discrètes. L’escouade d’Alfa GT longe la mer sous les yeux
de badauds esbaudis. Le deuxième parcours – cent kilomètres de
routes sinueuses et très sinueuses - mettra davantage en exergue les
qualités du bolide Col de Brouis, col de Braus. Le 3.2 V6 fait
merveille. Puissance maxi 240chevaux à 6200tr/mn, couple de 300 Nm à
4800tr/mn. Les accélérations sont franches de 0 à 100km/h en 6.7
secondes et le mille mètres départ arrêté en 26 secondes. Les lacets
s’enchaînent les uns derrière les autres. Des courbes des plus serrées
alternent avec de petites lignes droites. Le deuxième et troisième
rapport sont souvent sollicités. Le moteur se pique d’élégance. Le
freinage est mis à rude épreuve l’ABS et HBA (Hydraulic brake
assistance) sont très efficaces. Le VDC ( Véhicule Dynamic Control)
veille. Il garantit la maîtrise de la voiture en conduite extrême.
L’électronique monte la garde afin d’éviter toute embardée
intempestive. Le coupé est très maniable. Il reprend la géométrie du
156 avec néanmoins des mises aux points particulières aux niveaux des
suspensions avant et arrière, ainsi que la géométrie des trains. L’Alfa
GT se place bien dans les virages. La direction est précise. Stable,
agile le coupé se joue des petites imperfections de la route. Petit bémol.
Retour au calme route normale direction Nice. Arrêt devant le Palais de
la Méditerranée. C’est en se garant que l’on remarque que
l’angle de braquage est assez restreint et pourra parfois jouer des
tours en ville. Les curieux sont aussi nombreux que côté italien.
Un
JTD sobre et performant
Lendemain
matin, prise en main du coupé diesel cette fois, celui qui devrait
faire l’essentiel des ventes (60%). Direction le massif du Tanneron,
avec le JTD de 150 chevaux à 4000tr/mn et un couple porté à 305Nm dés
les 2000tr/mn. Ce bloc, couplé à une boîte six vitesses bien étagée,
dispose d’un tempérament plutôt vif et prompt à s’envoler dans
les tours dès les bas régimes. Le coupé GT diesel atteint les 100km/h
en 9.6 secondes. Les reprisent sont au diapason. Remarquable ! Sur
toutes ces petites routes sinueuses, on ne joue pas trop du levier de
vitesses, toujours fier et oprésent à la relance. La tenue de cap se
passe de commentaire. Les consommations sont contenues : 6.7 litres aux
100 km en cycle mixte, 5.4 litres en cycle extra-urbain et 8.7 litres en
cycle urbain. Ligne sportive attirante, tenue de route excellente,
moteurs prometteurs, l’amalgame est réussi. Evidement, l’équipement
est très complet : ABS, aide au freinage d’urgence, airbags avant,
arrière, latéraux et rideaux, ASR,VDC, pour la sécurité,
climatisation dual zone, ordinateur, extinction différée des phares,
poignées des portes intérieure et extérieure chromées, etc. Le 406
Coupé vieillissant vient de trouver un concurrent à sa mesure. On lui
souhaite en tous les cas un destin similaire.Quelques mille sept cents
devraient être vendus en 2004 en France.
Le diesel au prix de
l’essence
Deux finitions et trois moteurs. Distinctive, Sélective
28300€ 2.0 JTS 165ch et 1.9 JTD 150ch en finition Distinctive.
30300€ 2.0 JTS et 1.9 JTD Sélective. Et le 3.2 V6 Sélective 37000€.
Alfa Romeo GT V6 3.2
| Moteur |
3179
cm3 |
| Puissance |
240
ch à 6200
tr/mn |
| Couple |
300
Nm à 4800
tr/mn |
| Poids en
ordre de marche |
1410
kg |
| Dimensions
(L/l/h) |
4.48
m/1.73 m/1.35 m |
| Consommation
moyenne |
12.4
l/100 km |
| Vitesse maxi
sur circuit |
243
Km/h |
| Emission
de CO2 (g/km) |
295 |
Alfa Romeo
1.9 JTD
| Moteur |
1910
cm3 |
| Puissance |
150
ch à 4000
tr/mn |
| Couple |
305
Nm à 4000 tr/mn |
| Poids en
ordre de marche |
1365
kg |
| Dimensions
(L/l/h) |
4.48
m/1.73 m/1.35 m |
| Consommation
moyenne |
6.7
l/100 km |
| Vitesse maxi
sur circuit |
209
Km/h |
| Emission
de CO2 (g/km) |
178 |
|