Alfa Roméo

JLB & BC, Février 2004

Alfa Romeo GT V6 3.2 et 1.9 JTD 

Technique Express & Note

La résurrection en marche

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Alfa Romeo a écrit parmi les pages les plus glorieuses de l’histoire automobile. De voitures de caractères en succès sportifs, la marque italienne a nourri les passions les plus folles. Touring, Pininfarina, Zagato, Bertone, tous les grands génies du design automobile ont apporté au fil des collaborations une identité stylistique propre à la marque. Un proverbe arabe dit. Une tradition commence la première fois. Chez Alfa Roméo, la tradition du coupé a commencé, il y a 50 ans tout juste. En 1954, le coupé 1900 Sprint et le Giulietta coupé Sprint font leurs apparitions. Racés et sportifs. En 1968, le fabuleux Giulia coupé 1750 GTV fait sa révolution. Puis l’Alfetta GT en 1974. Salon de Genève 2003. Après les succès de la 156 et de la 147 qui ont remis la légende Alfa sur les rails, la marque présente le nouveau coupé GT dérivé de l’Alfa 156. Juché en hauteur, sur les cimaises du salon, ce dernier se dévoilait alors pour la première fois dans une robe gris métal. Frissons pour une résurrection en marche !

 

Design signé Bertone

 

Cliquez pour agrandir C’est à Nice que nous allons retrouver le coupé GT en ce début d’année 2004, non plus seulement pour l’admirer mais aussi et surtout pour jauger sa capacité à nous faire vibrer au-delà des pupilles. Retour sur le physique et premier coup d’oeil. La partie avant ressemble fortement à la 147. A un détail près, l’illustre calandre apparaît surdimensionnée. Les deux prises d’air style GTA côtoient les groupes optiques spécifiques qui pointent au bout d’un capot sillonné de nervures bien prononcées. Un incontestable air de famille Alfa ou tout l’art du centre de style de Bertone. De profil, le coupé GT et son coffre (320 dm³ + trappe à skis) ramassée et orienté vers le ciel inspire puissance et détermination. A l’arrière, les groupes optiques tout en finesse rebondissent sur le pare-chocs massivement galbé. La lunette en forme de goutte d’eau tombe à pic mais réduit considérablement la visibilité. Quand le design prend le pas sur l’aspect pratique et la sécurité !

 

Une vraie quatre places

 

On monte à bord. Dans la lignée de ce qui a été entrepris depuis quelques années chez Alfa, on note une réelle volonté de qualité.Cliquez pour agrandir Les efforts sont visibles. Si l’agencement est quasiment identique à celui d’une 147, le revêtement de la planche de bord et des panneaux de portes gagne en revanche en douceur. Le grain est plus fin au toucher, plus moelleux. Les sièges confortables, au maintien efficace, sont revêtus du fameux tissu Alfatex. Breveté par Alfa Romeo, l’Alfatex est constitué d’une microfibre qui limite la transpiration et renforce l’agrément d’un voyage au long cours. Proposé en noir ou en gris, l’Alfatex ne sera disponible qu’en finition Distinctive. Evidemment, le cuir est toujours proposé en finition Sélective. Courant 2004, la finition « Luxury » sera proposée avec un cuir pleine-fleur noir ou beige, cousu main et couvrant entièrement le tableau de bord, les panneaux de portes, le dessous de la planche de bord. Cuir, quand tu nous tiens ! A l’arrière, l’espace est assez généreux. Le coupé GT est une vraie quatre places et se situe sur ce point en bonne place vis-à-vis de la concurrence.

 

Un châssis qui encaisse les 240 ch du V6

 

Cliquez pour agrandir En route pour notre essai de deux jours dans la région niçoise. Contact. Le 3.2 V6 donne de la voix pour commencer. 75 km d’autoroute de Nice en direction Bordighera en Italie. Sur cette voie rapide, rien à redire. Vitesse de croisière oblige, le GT est très stable et silencieux. Seules de légères prises d’air au niveau du pare-brise viennent perturber ce silence. Notre arrivée à Bordighera n’est pas des plus discrètes. L’escouade d’Alfa GT longe la mer sous les yeux de badauds esbaudis. Le deuxième parcours – cent kilomètres de routes sinueuses et très sinueuses - mettra davantage en exergue les qualités du bolide Col de Brouis, col de Braus. Le 3.2 V6 fait merveille. Puissance maxi 240chevaux à 6200tr/mn, couple de 300 Nm à 4800tr/mn. Les accélérations sont franches de 0 à 100km/h en 6.7 secondes et le mille mètres départ arrêté en 26 secondes. Les lacets s’enchaînent les uns derrière les autres. Des courbes des plus serréesCliquez pour agrandir alternent avec de petites lignes droites. Le deuxième et troisième rapport sont souvent sollicités. Le moteur se pique d’élégance. Le freinage est mis à rude épreuve l’ABS et HBA (Hydraulic brake assistance) sont très efficaces. Le VDC ( Véhicule Dynamic Control) veille. Il garantit la maîtrise de la voiture en conduite extrême. L’électronique monte la garde afin d’éviter toute embardée intempestive. Le coupé est très maniable. Il reprend la géométrie du 156 avec néanmoins des mises aux points particulières aux niveaux des suspensions avant et arrière, ainsi que la géométrie des trains. L’Alfa GT se place bien dans les virages. La direction est précise. Stable, agile le coupé se joue des petites imperfections de la route. Petit bémol. Retour au calme route normale direction Nice. Arrêt devant le Palais de la Méditerranée. C’est en se garant que l’on remarque que l’angle de braquage est assez restreint et pourra parfois jouer des tours en ville. Les curieux sont aussi nombreux que côté italien.

 

Un JTD sobre et performant

 

Cliquez pour agrandir Lendemain matin, prise en main du coupé diesel cette fois, celui qui devrait faire l’essentiel des ventes (60%). Direction le massif du Tanneron, avec le JTD de 150 chevaux à 4000tr/mn et un couple porté à 305Nm dés les 2000tr/mn. Ce bloc, couplé à une boîte six vitesses bien étagée, dispose d’un tempérament plutôt vif et prompt à s’envoler dans les tours dès les bas régimes. Le coupé GT diesel atteint les 100km/h en 9.6 secondes. Les reprisent sont au diapason. Remarquable ! Sur toutes ces petites routes sinueuses, on ne joue pas trop du levier de vitesses, toujours fier et oprésent à la relance. La tenue de cap se passe de commentaire. Les consommations sont contenues : 6.7 litres aux 100 km en cycle mixte, 5.4 litres en cycle extra-urbain et 8.7 litres en cycle urbain. Ligne sportive attirante, tenue de route excellente, moteurs prometteurs, l’amalgame est réussi. Evidement, l’équipement est très complet : ABS, aide au freinage d’urgence, airbags avant, arrière, latéraux et rideaux, ASR,VDC, pour la sécurité, climatisation dual zone, ordinateur, extinction différée des phares, poignées des portes intérieure et extérieure chromées, etc. Le 406 Coupé vieillissant vient de trouver un concurrent à sa mesure. On lui souhaite en tous les cas un destin similaire.Quelques mille sept cents devraient être vendus en 2004 en France.

 

Le diesel au prix de l’essence

 

Deux finitions et trois moteurs. Distinctive, Sélective
28300€ 2.0 JTS 165ch et 1.9 JTD 150ch en finition Distinctive.
30300€ 2.0 JTS et 1.9 JTD Sélective. Et le 3.2 V6 Sélective 37000€.

 

 

Alfa Romeo GT V6 3.2

Moteur 3179 cm3
Puissance 240 ch à 6200 tr/mn
Couple 300 Nm à 4800 tr/mn
Poids en ordre de marche 1410 kg
Dimensions (L/l/h) 4.48 m/1.73 m/1.35 m
Consommation moyenne 12.4 l/100 km
Vitesse maxi sur circuit 243 Km/h
Emission de CO2 (g/km) 295

 

Alfa Romeo 1.9 JTD 

Moteur 1910 cm3
Puissance 150 ch à 4000 tr/mn
Couple 305 Nm à 4000 tr/mn
Poids en ordre de marche 1365 kg
Dimensions (L/l/h) 4.48 m/1.73 m/1.35 m
Consommation moyenne 6.7 l/100 km
Vitesse maxi sur circuit 209 Km/h
Emission de CO2 (g/km) 178

 


J'aime
 

- ligne tempérament

 

 
J'aime pas
 

- Visibilité arrière